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PhotothÉrapie et syndrome affectif saisonnier

La météo affecte souvent l'humeur des gens. Un beau ciel ensoleillé avec quelques nuages peut relever le moral, tandis qu'une journée sombre et pluvieuse peut rendre triste ou morose. Bien que ces changements d'humeur soient perceptibles, ils n'affectent généralement pas notre capacité d'accomplir nos activités quotidiennes. Cependant, certaines personnes sont susceptibles d'éprouver un type de dépression associé au rythme des saisons. La réduction de l'ensoleillement et le raccourcissement des jours à la fin de l'automne provoquent chez ces personnes des réactions apparentées à la dépression clinique, qui peuvent durer jusqu'au printemps. Cet état s'appelle « Trouble affectif saisonnier » ( ou TAS, parfois aussi nommé Syndrome Affectif Saisonnier ).




Symptômes du trouble affectif saisonnier

  • Hypersomnie (86 à 97 %)
  • Hyperphagie (60 à 80 %)
  • Gain de poids d'environ 2 à 5 kg (75 %)
  • Envie irrésistible d'aliments riches en glucides ( 79 %)
  • Asthénie
  • Anxiété
  • Tristesse
  • Irritabilité
  • Aggravation du syndrome prémenstruel
  • Crampes musculaires diverses

Bien que le trouble affectif saisonnier soit aujourd'hui un diagnostic reconnu, aucun consensus sur sa physiopathogénie n'a encore été établi. Toutefois, quatre hypothèses sont étudiées par les milieux scientifiques :

Le rôle de la mélatonine

Les états de vigilance sont régulés par des hormones dont la mélatonine. La désynchronisation du rythme de sécrétion de la mélatonine ou une modification de la sensibilité à cette hormone pourrait en être l'explication. La baisse de luminosité entraîne la sécrétion de mélatonine ( « on set » ), la lumière entraîne la chute de sécrétion ( « off set » ).

Le déséquilibre du rythme circadien

Un rythme circadien est par définition un cycle se répétant environ toutes les 24 h. La lumière, à forte dose (plus de 2000 lux), agit sur le noyau suprachiasmatique et sur ces rythmes. Elle est ainsi le marqueur de temps principal chez l'homme et assure de façon régulière la mise en phase des maximum et minimum de ces rythmes.

Le noyau suprachiasmatique agit à son tour sur l'hypothalamus, et l'information arrive enfin à l'épiphyse. De ce fait, il régule la sécrétion nocturne de mélatonine. C'est, par le biais de ce circuit, que la lumière vive bloque cette sécrétion.

Un début précoce des rythmes circadiens, ou un retard qui intervient sur ce plan, pourrait être la cause de l'apparition du TAS.

Le rôle du tryptophane et de la sérotonine

Cette troisième hypothèse repose sur une fluctuation des concentrations sanguines et cérébrales de neurotransmetteurs. La sécrétion de tryptophane est tributaire des saisons dont la sérotonine dérive; ses concentrations seraient à leur plus bas niveau chez les patients déprimés durant deux périodes de l'année : mars-avril et septembre-octobre.

L'hypothèse des photopériodes

Certains chercheurs croient, qu'une partie de la population est particulièrement sensible au manque de stimulation lumineuse et que, par réaction, elle manifeste des symptômes dépressifs. Chez ces personnes, la rétine serait moins sensible à la lumière, ce qui les prédisposerait au TAS.

Traitement : photothérapie ou luminothérapie

C'est en 1984 que Rosenthal et son équipe définissent le syndrome affectif saisonnier ( « SAS », ou trouble affectif saisonnier « TAS ») et proposent un traitement original, la photothérapie antidépressive par la lumière vive ( antidepressive bright light therapy ).
Il n'existe pas encore de consensus sur l'intensité lumineuse, la durée de l'exposition et le moment optimal de traitement. Il semblerait que l'intensité dépende de la durée et inversement, généralement entre 2 500 et 10 000lux. Les séances se font généralement à heure fixe et durent entre 30 minutes et 2heures. La thérapie est pratiquée entre 8 et 21 jours selon la gravité du cas.
Actuellement, la forme la plus utilisée dans les hôpitaux est le banc de lumière blanche, malgré les découvertes récentes de Brainard et son équipe allant vers une préférence pour la lumière bleue.

Autres techniques :
Isocinétisme | Kinésithérapie respiratoire chez le nourisson | Myothérapie | Ondes de choc | Cryothérapie | Rééducation de la lombalgie chronique

 

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